"...La
session extraordinaire qui s’ouvre demain, la session ordinaire qui va
suivre sont la dernière ligne droite de la législature et un moment
fort à la veille des échéances du printemps. Notre positionnement,
notre action parlementaire, l’écho que nous donnerons aux luttes du
mouvement social, auront une importance dans le débat politique. Tout
ce que nous ferons contribuera aux clarifications nécessaires sur la
politique du pouvoir chiraco-sarkozien, mais aussi sur les changements
profonds qui s’imposent pour notre pays.
Bien
sûr le système de l’élection présidentielle et l’inversion du
calendrier électoral montrent leur nocivité pour la démocratie, et
conduisent au renforcement de la bipolarisation et du pouvoir
personnel.
Il
faut réformer ce système. Nous avons d’ailleurs déposé une proposition
de loi visant, sans attendre une réforme profonde, à ouvrir le second
tour de la présidentielle à plus de deux candidats. Aujourd’hui tout
est fait pour réduire le débat politique à la confrontation de deux
candidats pré-choisis. Le débat de fond est confisqué et il y a un
risque pour les citoyens, d’être dépossédés de leur pouvoir
d’intervention sur les choix pour le pays, leur avenir et celui de leur
famille.
On
nage en plein délire politicien. Le bal des prétendants est à mille
lieues des préoccupations quotidiennes et d’avenir des Français. Le
culte de la personnalité est poussé au paroxysme avec un Sarkozy « à tu et à toi » avec Laurence Parisot à l’université du Medef, et « maître à penser » d’un chanteur de rap... Kim il Sung est battu !!
Il est grand temps de sortir la politique de cette ornière dans laquelle elle est « fogiélisée » pendant que les décideurs du monde économique et les tenants du capital financier règlent leurs affaires entre initiés.
Nous
devons prendre la tête de ce combat pour rendre à la politique, moyen
d’action essentiel de l’intervention populaire, ses lettres de noblesse
et son efficacité. Cela implique de nous investir pleinement dans le
débat de la présidentielle. La situation se décante. Certes cette
élection est dans sa nature faussée. Mais elle peut faire avancer les
débats de fond. Tout indique que nous serons présents avec Marie George
comme candidate et je m’en félicite.
Nous
savons tous que la présidentielle c’est difficile, mais la peur n’évite
pas le danger. Et le danger, y compris pour la suite et pour notre
peuple, c’est aussi de ne pas assurer la présence d’un groupe
communiste à l’Assemblée ; raison supplémentaire pour un investissement
sans faille de toutes et de tous, dans le débat de la présidentielle."
Le texte intégral de l'allocution ABocquet_06_09_06