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le blog d'ANR – PCF
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27 janvier 2012

Europe-euro: une confrontation de points de vue à Béziers

Invité par la section de Béziers (Hérault), Alain Morin, rédacteur en chef de la revue "Economie et Politique", a participé le 6 janvier 2012 à un débat avec Marie-Christine Burricand, animatrice du réseau "Faire vivre et renforcer le PCF", sur le thème "Europe, euro: sortie de la crise, sortie du capitalisme".

Nous confirmons notre volonté de contribuer à un dialogue réel et à l'avancée du débat (voir la rubrique du 19 décembre"oui au débat"). Nous publions dans cet esprit les interventions liminaires d'Alain Morin et de Marie-Christine Burricand.  

L'intervention d'Alain Morin: AMorin_d_bat_beziers

L'intervention de Marie-Christine Burricand: MCBurricand_Intervention_Beziers

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19 juin 2011

échec au plébiscite

Les résultats de la consultation des communistes, s'ils valident le fait accompli de la candidature Mélenchon, constituent un sérieux revers pour des dirigeants qui avaient tout mis en oeuvre pour obtenir un plébiscite. Celui-ci n'a pas eu lieu. Un rassemblement très nouveau des communistes pour l'avenir du Parti a peut-être commencé.

59,12% pour la candidature de J.L.Mélenchon, c'est un recul de 4,5% sur le résultat de la Conférence nationale       

40,88% opposés à ce choix, dont 36,82 pour André Chassaigne et 4,06 pour E. Dang Tran

André Chassaigne est placé en tête dans les fédérations suivantes: Allier, Ardennes, Cantal, Charente Maritime, Eure, Haute-Garonne, Lozère, Maine-et-Loire, Marne, Haute Marne, Meurthe-et-Moselle, Nord, Orne, Pas-de-Calais, Puy-de-Dôme, Rhône, Saône-et-Loire ,Seine-Maritime, Somme, Var et Val-de-Marne; dans ces départements, ainsi que dans l'Aisne, l'Ille-et-Vilaine, la Loire, la Loire-Atlantique, la Haute-Saône et le Tarn, JLMélenchon obtient moins de 50% des voix.

le plébiscite voulu par Jean-Luc Mélenchon, Marie-George Buffet et Pierre Laurent n'a pas eu lieu!

Dimanche 5 juin, après la décision de la conférence nationale du PCF, imposée contre la volonté de la direction, de procéder à un vote des militants sur plusieurs candidatures, Jean-Luc Mélenchon, annulant son déplacement à Montreuil, tenait une conférence de presse au cours de laquelle, cachant mal son dépit de cette décision, il lançait cet appel:

« Les militants du parti communiste vont voter...Je forme le voeu que la décision prise le soit d'une manière nette, claire, massive et franche … avec élan et enthousiasme... »

Les partisans de la candidature Mélenchon à la direction du parti misaient sur un score de 70%, 20% pour Chassaigne et 10% pour Dang Tran. Ils ont mis le paquet pour y parvenir : appel de Pierre Laurent (une page dans l'Huma), appel de « 3 députés »..., tribune de Bob Injey contre André Chassaigne, interview de Jacques Chabalier dans Communistes, et censure de toute tribune favorable à André Chassaigne.

Le résultat est très loin de ces objectifs. Il ouvre des perspectives pour le rassemblement de toutes celles et ceux qui, au dela du vote qui vient d'avoir lieu, souhaitent travailler pour que notre parti joue sans s'effacer, dans les luttes et pour les élections, son rôle pour un rassemblement transformateur; travailler donc aux transformations profondes et à la démocratisation dont ce qui vient de se passer confirme qu'il a tant besoin.

les résultats par fédération: resultat_vote_16_17_18_juin 

14 juin 2011

André CHASSAIGNE en appelle solennellement aux communistes

André Chassaigne réaffirme le sens de sa candidature, dans le cadre du Front de gauche, et réagit, de façon argumentée, 

" à des jugements à l'emporte-pièce à l’opposé de notre volonté de rassembler tous les communistes dans la perspective d’un engagement total de tous dans les échéances à venir. Pour alimenter la réflexion décisive des adhérents de notre parti sur les choix pour 2012, il n’est pas nécessaire de les infantiliser ! Je crois qu’avec leurs valeurs, leurs convictions, leur expérience, ils méritent mieux que des échanges fondés sur la stigmatisation et le chantage..."

Il conclut: 

" J'appelle les communistes à se prononcer librement, en conscience, sur les choix qui leur sont offerts. J’appelle solennellement tous les communistes à s’investir, quel que soit leur choix, lors du vote des 16, 17 et 18 juin… et bien évidemment après !"

L'appel d'André Chassaigne: AndreChassaigne_appel_14juin2011

sur son blog: http://andrechassaigne.over-blog.com/article-j-en-appelle-solennellement-aux-communistes-76629625.html

sur le blog Espoir 2012: http://www.espoir2012.org/

 

25 février 2011

analyses de la situation en Tunisie et en Egypte

"Economie et Politique" publiera dans son prochain numéro cette interview de Paul Boccara sur la Tunisie et cet article de Jacques Couland sur l'Egypte.

Paul BOCCARA: Poussée démocratique historique en Tunisie et affrontements sur les perspectives: PB_Tunisie_2

Jacques COULAND Egypte : la révolution du Nil : K_Egypte

 

 

7 février 2011

rien n'est joué; continuons à faire signer l'appel pour un rassemblement sans effacement du PCF

Depuis sa publication, l'appel "2012: pour un rassemblement sans effacement du PCF" a contribué à l'instauration d'un débat de fond sur le choix à faire par les communistes pour l'élection présidentielle, à l'opposé du ralliement pré-décidé au sommet à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. D'autres initiatives ont été prises.

L'existence d'une forte préférence des communistes pour la candidature rassembleuse d'un communiste s'est affirmée lors de l'assemblée des animateurs de section, où l'intervention d'André Chassaigne a été fortement applaudie par la majorité des présents. Depuis le décalage se confirme entre quelques dirigeants qui à l'évidence ont fait leur choix (comme semble l'illustrer, par exemple, la photo en page 5 de l'Humanité de ce jour) et des communistes qui veulent réfléchir, débattre et décider dans des conditions réellement démocratiques et refusent tout fait accompli.

Cete exigence démocratique grandit face à la désinformation, et peut s'imposer. Par ailleurs le constat de la mobilisation des médias pour J.L.Mélenchon ne saurait être un argument pour capituler.

Dans ces conditions rien n'est joué. Le débat doit s'amplifier. L'intervention active des communistes, notamment pour appuyer la bataille courageuse et justifiée d'André Chassaigne, est décisive. Le rassemblement majoritaire des communistes contre un effacement du PCF est possible.

Signez, faites signez massivement l'appel "2012: POUR UN RASSEMBLEMENT SANS EFFACEMENT DU PCF" http://soutien-andre-chassaigne.fr

le texte de l'appel: 2012___pour_un_rassemblement_sans_effacement_du_PCF_nouveaulien_pour_signer

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7 février 2011

exigences de démocratie: une lettre du secrétariat fédéral du Puy-de-Dôme

Dans une lettre adressée à Pierre Laurent, ainsi qu'aux membres du Conseil National et aux secrétaires fédéraux, les camarades du secrétariat fédéral du Puy-de-Dôme protestent contre l'attitude de la direction du Parti et de l'Humanité vis à vis de la candidature d'André Chassaigne et demandent que la direction organise le débat dans des conditions démocratiques:

"Au-delà des hommes, il doit porter sur le fond, sur la démarche, sur l’avenir du Front de Gauche. Mais comment avoir un débat serein, franc, qui n'exclut aucun élément à disposition, qui n'écarte aucune hypothèse a priori, qui n’omet aucune information si tous les éléments de ce débat ne sont pas donnés aux communistes et surtout si le débat n'est pas organisé nationalement ?

Le rôle d'une direction n'est pas de décider puis de demander aux adhérents s'ils partagent le choix fait. Sa responsabilité est de permettre un débat de qualité entre les communistes pour que ceux-ci soient les véritables décideurs des choix de leur Parti.

Toutes les opinions doivent être respectées, car c'est par le débat, la confrontation saine et sereine que nous avancerons ensemble. Il faut accepter ce débat, il faut accepter qu'il n'aboutisse pas obligatoirement là où on le souhaiterait. C'est accepter les règles démocratiques dont nous nous sommes dotés et que nous avons tous acceptées en adhérant à ce parti.

La Direction nationale doit donc organiser ce débat. Elle doit faire confiance à l'intelligence des communistes et mettre tout en oeuvre pour que les choix que nous ferons soient des choix partagés parce que débattus."

lire la lettre de la fédération du Puy-de-Dôme: COURRIER_FD63_03022011

29 mars 2010

interventions au Conseil National des 27 et 28 mars 2010

Yves DIMICOLI: YD_intervCN_270310

Denis DURAND: DenisDurand_CN_2010_03_27

Nicolas MARCHAND: NM_intervCN_27_3_2010

Marine ROUSSILLON: MRoussillon_CN270310

Gisèle CAILLOUX: GCailloux_CN_mars_2010

Pascal BORELLY: PBorelly_intervCN_27_3_2010

Jean-Marc DURAND: JeanMArcDurand_CN_PCF_270310

La résolution finale adoptée a été améliorée sur plusieurs points: décision d'une "grande initiative nationale d'action pour que l'argent des fonds publics, du crédit bancaire et des profits serve à sécuriser et promouvoir l'emploi, la formation, les revenus avec l'appui des fonds publics régionaux"; nécessité de bien articuler luttes et élaboration politique; importance de la promotion d'une cohérence entre objectifs sociaux, moyens financiers et pouvoirs; elle souligne l'importance des trois niveaux: PCF, Front de gauche, et rassemblement de toute la gauche, plutôt que n'en privilégier qu'un seul.

26 octobre 2009

au Conseil National des 24 et 25 octobre 2009

Pascal Borelly"La droite veut occuper le terrain du problème n°1 des français l'emploi. Nicolas Sarkozy a gagné la bataille politique des élections présidentielles sur le thème du travail, ne lui laissons pas gagner les élections régionales sur celui de l'emploi industriel." PBorelly_intervCN_24_10_09

Gisèle Cailloux"Va-t-on se servir enfin des propositions communistes sur les fonds régionaux?" GCailloux_intervCn24_10_09

Yves DimicoliFace à la gravité de la crise, "la priorité, aujourd'hui, c'est de faire avancer des propositions précises, radicales et réalistes à la fois...Il faut donc mettre nos propositions en avant, au lieu de les refouler derrière une inflation de généralités et de les enterrer au prétexte que, si l'on veut rassembler, il faut faire avec d'autres et donc, au préalable, se mettre d'accord avec eux au sommet... C'est dire le besoin absolu d'un apport autonome du PCF, y compris pour crédibiliser notre stratégie électorale d'un front élargi pour les régionales." YD_intervCN_24_10_09

Denis Durand souligne l'exigence d'être à la hauteur de " la responsabilité du PCF pour que le mouvement social et la gauche se rassemblent autour de réponses qui prennent la mesure de la gravité de la crise." DenisDurand_intervCN_24_10_09

Nicolas Marchand: "Pour tenir la route vis à vis de Sarkozy, et du MEDEF, pour compter vis à vis du PS, pour un front de gauche solide, il y a besoin d'ancrer le rassemblement sur des propositions transformatrices précises et réalisables avec les luttes." NM__interv_CN_24_10_09

Votée à une large majorité, la résolution du Conseil National a notamment été précisée sur le contenu des projets régionaux, à partir d'un amendement présenté par Yves Dimicoli. Ci-joint le texte adopté, dans lequel a été souligné en gras, page 3, le passage ajouté: Offre_nationale_textefinal

21 juin 2009

le Conseil National du PCF des 19 et 20 juin 2009

A partir de l'analyse de la situation et des résultats des élections européennes, le Conseil National confirme nettement sa volonté, très majoritaire, d'avancer sur la base des décisions des communistes au 34eme Congrès: développer le PCF et les transformations dont il a besoin, son action face à la politique de Sarkozy, avec toute son originalité de proposition, et travailler à élargir le Front de gauche. Voir le rapport de Pierre Laurent: http://www.pcf.fr/IMG/pdf/P_Laurent_rapport_CN_19_20_juin_2009.pdf

Dans son intervention, Yves Dimicoli, après avoir alerté sur la gravité de la situation de l'emploi, a abordé plusieurs points, notamment:

à propos du Front de gauche, il a souligné que "ce résultat, qui est celui, avant tout, d’une campagne exigeante des militants communistes, est à mettre au compte de nos efforts d’union. Mais il ne s’agit pas d’efforts d’union traditionnels. Les communistes ont cherché à développer une ligne d’unité avec une originalité d’apport sur le contenu faisant écho à ce qui se cherche dans le mouvement social. Il faut faire beaucoup plus large et audacieux dans ce sens, en cherchant à faire avec toute la gauche et en se gardant de trois dérives possibles : lorgner du côté du NPA ; s’entendre préalablement au sommet avec le PS; servir d’écurie électorale pour Mélenchon."

  • Il a aussi appellé à ne pas découpler "l’enjeu d’une mobilisation des couches populaires ... plus fondamental que jamais" de celui "de conquête des couches moyennes salariées... qui prennent conscience que le monde a changé et veulent une novation. Le PS bute sur ce défi, car il n’arrive pas, pour l’heure, à se renouveler avec la poursuite, au contraire, de sa dérive social-libérale. Mais cela nous place alors devant l’obligation de travailler à la radicalisation de cette exigence de novation et, donc, surtout, à ne pas couper l’écologie du social, avec une montée beaucoup plus déterminée de notre part aux enjeux mondiaux, sans les couper de l’Europe et de la France."
  • Il a appellé à "prendre l’initiative avec nos contenus rassembleurs, avec notre ambition de cohérence entre objectifs sociaux, moyens financiers et pouvoirs, sans se donner des préalables de sommet sur le périmètre de l’union et du rassemblement. Tout de suite, on peut engager la bataille dans les régions..."

    L'intervention d'Yves Dimicoli: YD_intervCN_19_20_0609

    Intervenant dans le débat, Nicolas Marchand, après avoir exprimé sa satisfaction des propositions du rapport et de ce qui se dégageait de la discussion, a insisté sur "le niveau élevé du rassemblement politique à construire, visant des transformations radicales. C'est pourquoi il est si nécessaire de nourrir la construction du front, son élargissement, de tout l'apport original du PCF avec ses propositions. Il est positif que l'expérience de la campagne et les communistes aient fait progresser les choses sur ce point, et reculer les velléités fusionnelles du PG et dans nos rangs, même si elles n'ont pas disparu. L'unité populaire a besoin du développement novateur du PCF."

    14 mai 2009

    Une initiative très utile pour la campagne électorale

    "Economie et Politique" vient de publier une brochure de propositions intitulée:

    "pour une autre construction européenne: propositions cohérentes et luttes, pour le vote communiste et Front de gauche"

    Une contribution communiste très utile pour la campagne électorale et au delà; pour promouvoir, dans les luttes et les élections, la cohérence dont a besoin un rassemblement populaire transformateur: celle du lien entre les objectifs sociaux, les nouveaux moyens financiers et les nouveaux pouvoirs.

    On pourra lire cette brochure en cliquant sur ce lien:

    http://www.economie-politique.org/Plaquette%20europe/brochure%20europe%2009.pdf

    On peut la commander pour la lire et la diffuser auprès d'Economie et Politique,  2 place du colonel Fabien 75019 Paris (prix de vente 2 euros)

    19 février 2009

    Yves Dimicoli censuré?

    Au Conseil National du 7 février, du fait du choix très orienté des intervenants  fait par la présidence,  Denis Durand, Jean-Marc Durand (voir leurs interventions, non prononcées, déjà en ligne), ainsi que Pascal Borelly et Yves Dimicoli n'avaient pas eu droit à la parole.

    L'intervention d'Yves Dimicoli, invitant à aiguiser notre intervention face à Sarkozy au lendemain de son intervention télévisée du 5 février, avait été transmise à l'Humanité sous forme d'article. On constate que, même sous cette forme, la parole lui a été refusée.

    Et on se demande ce qui gênait dans cet article. Est-ce le fait que le plan Sarkozy était critiqué sur le fond et non pas qualifié de "minable"...Ou bien l'idée que la riposte à Sarkozy pousse à aiguiser le débat à gauche, avec le PS, et même au-delà, en étant très contre-offensifs avec nos propositions?

    L'article non publié d'Yves Dimicoli: YD_aiguisons_le_combat_7_2_09

    9 décembre 2008

    Un éclairage venu d'Allemagne

    Nous mettons en ligne le texte intégral d'une intervention d'Oskar Lafontaine prononcée au Bundestag le 15 Octobre dernier. Laf_bundestag_15_10_08

    Son traducteur présente et commente ce texte:

    L’intervention d’Oskar Lafontaine au Bundestag le 15 octobre dernier dans le débat parlementaire sur les mesures qu’il conviendrait d’adopter face à l’ampleur de la crise financière que nous avons tenu à traduire ici intégralement, est pleine d’enseignements sur la manière dont Die Linke, érigée en modèle par certains de ce côté ci du Rhin, aborde cette question clé sur le fond.

    L’analyse sur le rôle des élites politiques germaniques, d’ Angela Merkel à Hans Tietmeyer (ex président de la Bundesbank et son conseiller dans la crise), sur leurs responsabilités quant aux déréglementations et aux pouvoirs ainsi accordés aux marchés financiers ces dernières années sonne souvent juste et souligne, au passage, les qualités de tribun de l’ex ministre des finances, ex leader du SPD. Son constat et sa grille d’analyse portent indéniablement une marque de gauche. Le volet proposition et réponses à la crise apparaît en revanche bien plus conventionnel et limité.

    Le texte illustre en effet une démarche qui cantonne ces propositions à un retour à l’économie sociale de marché des années 70, plaide une régulation des banques en se référant au… « bien être des nations » d’Adam Smith, le théoricien du capitalisme moderne, ou au contrôle public des agences de notation. Ce qui n’est pas sans rappeler la teneur des démarches officielles si limitées - et pour cause - de Paris, Berlin ou Bruxelles. Dans la même veine il va jusqu’à rendre hommage aux efforts de Nicolas Sarkozy dans l’exercice de la présidence française de l’UE pour avoir tenté d’apporter une réplique coordonnée de l’Europe à la crise. Et, porté par cet élan, le co-président de Die Linke appelle de ses vœux « un gouvernement économique » de l’UE, tel que « revendiqué par Jacques Delors. »

    Dès lors (sans jeu de mot) si on conçoit combien le dialogue avec le parti d’Oskar Lafontaine et de Lothar Bisky, vrai partenaire au sein de la gauche européenne, est indispensable, on comprend aussi combien serait erroné l’alignement sur son prétendu modèle. Nous avons voulu donner l’intégralité de ce document pour que précisément chacun puisse, sans raccourcis, sans en passer par des citations forcément arbitraires, disposer des éléments pour nourrir sa propre réflexion sur le sujet dans toutes ses dimensions.

    A nos yeux ce texte illustre plus que jamais combien il est nécessaire de faire vivre une alternative et un parti communiste français, capable d’affirmer et de faire vivre des propositions permettant d’avancer vers un réel dépassement et non un meilleur aménagement du système.

    Pour pousser plus loin la discussion en Europe, nos partenaires ont besoin de notre apport original, de nos propositions subversives et non de notre soumission au plus petit dénominateur de cette «meilleure social-démocratie », revendiquée si explicitement par Oskar Lafontaine.

    Bernard Schneider

    25 octobre 2008

    dossier crise financière

    Paul Boccara:

    texte intégral de l'audition au CN du 15 octobre 2008 PB_CN_du_15_10_08

    entretien dans l'Humanité du 13 Octobre: http://www.humanite.fr/2008-10-13_Politique_-Il-faut-s-en-prendre-aux-regles-fondamentales-du-capitalisme  ou PB_entretienHuma_13_10_08

    Yves Dimicoli:

    texte intégral de l'audition et des propositions pour l'action présentées au CN du 15 octobre 2008: YD_audition_CN_151008

    Frédéric Boccara:

    Pas de chèque en blanc aux banques (interview à La Terre) FredBoccara_LT_7_13oct08

    Pierre Ivorra: des clés pour comprendre (chroniques publiées dans l'Humanité):

    1_PIvorra_la_contraction_du_credit_3_10_08

    2_PIvorra_recession_6_10_08

    3_PIvorra_nationalisations_8_10_08

    4_PIvorra_crise_systemique_9_10_08

    5_PIvorra_le_roi_dollar_13_10_08

    6_PIvorra_service_public_15_10_08

    7_PIvorra_criteres_17_10_08

    8_PIvorra_Bretton_Woods_20_10_08

    9_PIvorra_FMI_22_10_08

    A propos de la crise financière, d'autres informations sont accessibles sur le blog, notamment à propos de la rencontre organisée le 15 mai 2008 (voir la conférence de Paul Boccara et l'appel issu de la rencontre)

    8 septembre 2008

    au Conseil National des 5 et 6 septembre 2008

    Nous publions le projet de base commune adopté par le CN le 6 septembre, avec des éléments d'information sur le débat d'amendement. Cela signale des évolutions, des améliorations qui ont pu être acquises. Mais aussi des questions politiques de fond sur lesquelles l'intervention des communistes, comme dans la préparation de l'assemblée des délégués de section, va être décisive.

    lire le texte du projet de base commune avec des infos sur le débat d'amendement: projetdebasecommune_et_amendementscommentes

    Les interventions d'Yves Dimicoli (Paris): dans le débat sur le projet de base commune: YD_intervCN_5_et_60908; auparavant Yves Dimicoli était intervenu dans le débat d'actualité: YD1ereintervCN_5_60908

    L'intervention de Jean-Marc Durand (Drome): _JMD_InterCN5_6_0908

    L'intervention de Fabien Roussel (Nord), au sujet des élections européennes: FR_intervCN_5_sept_08

    D'autres informations à suivre, au fur et à mesure de leur réception.

    26 juin 2008

    au Conseil National des 25 et 26 juin 2008

    Le compte-rendu du Conseil National sera publié dans "CommunisteS". Ses débats montrent que les partisans des différentes formules de dilution du PCF (sur-représentés au CN) n'ont pas renoncé à leur objectif, mais aussi qu'on ne saurait se contenter de la promesse que le PCF existera encore après le Congrès, sans décisions précises sur le contenu des changements nécessaires, sur l'orientation politique, par exemple pour les élections européennes, et la composition de la direction.  Ses débats montrent aussi l'utilité, voire l'urgence, que les communistes (re)prennent la parole, fassent valoir leurs opinions et exigences de manière à ce que ce soient elles qui prévalent dans la rédaction du projet de base commune.

    l'intervention de Gisèle Cailloux (92): GC_intervCN_25__6_08

    l'intervention d'Yves Dimicoli (Paris): YD_intervCN_2526_06_08

    l'intervention de Jean-Marc Durand (Drome): JMD_intervCN2526_6_08

    l'intervention d'Alain Bolla (Var): ABolla_intervCN2526_6_08

    18 juin 2008

    Interventions à Tours

    Yves Dimicoli: "Oui, il faut mesurer la nouveauté de la situation s'affirmant depuis la fin des années 90, au lieu de rester accrochés à la recherche de solutions de moindre mal...

    ...il faut refuser tout effacement du PCF et, au contraire, le développer comme force autonome et rassembleuse, à partir des ses meilleurs acquis, de ses avancées récentes...

    ...Il y a besoin de construire un vaste rassemblement unitaire de tout le peuple de gauche, et au-delà, mais sans jamais en rabattre sur l’audace sociale et démocratique... Ce nouvel apport du PCF est indispensable, car la France a besoin de sa double originalité tant vis à vis du réalisme de conciliation du PS que de la radicalité chimérique et sectaire de l’extrême gauche, avec :

    • Des mesures réalistes et la possibilité de participer au gouvernement ;
    • Et en même temps des mesures de portée révolutionnaire et le développement, en toutes circonstances, de luttes indépendantes dés le terrain."

    L'intervention d'Yves Dimicoli: YD_interv_Tours_14_6_08

    Nicolas Marchand: "Le refus de la dilution n'est pas suffisant. Nous irions à l'échec, si le Congrès devait se limiter à une sorte de plébiscite pour une direction ayant pris parti pour l'existence du PCF, sans ouverture sur des changements réels et radicaux...

    ...Tours, c'est l'option de devenir un parti révolutionnaire, contre le réformisme et la collaboration de classe, un parti populaire et d'action, et non plus dominé par ses élus, un parti appuyé sur la théorie marxiste. Ce n'est surtout pas le moment de régresser sur cela. Au contraire, il s'agit de relever le nouveau défi révolutionnaire: celui des années 2010. Pas sur le mode gauchiste, sans propositions précises ni volonté de rassemblement; mais pas non plus en reculant sur l'ambition transformatrice du projet, ni sur le besoin du parti révolutionnaire...

    ...Faire primer la promotion d'idées transformatrices et l'organisation du rassemblement dans l'action, sur les alliances et les institutions: c'est une rupture essentielle...le socle pour une relance de notre influence électorale. Pas d'abord le gouvernement et les postes d'élus! D'abord les idées nouvelles et les luttes, pour des élus et la conquête de positions de pouvoir utiles au peuple et au combat transformateur...."

    l'intervention de Nicolas Marchand: NM_interv_Tours_14_6_08

    Pascal Borelly:  "C’est de notre peuple, de l’avancée d’idées transformatrices, du développement des luttes en France, en Europe, dans le monde que naîtront les conditions d’un large rassemblement. C’est à partir de ces données qu’il faut nous faut réfléchir à une réorganisation d’ensemble de nos structures branchées directement et en permanence sur des enjeux d’actions. Les sujets de mobilisations ne manquent pas...Alors comment avancer?..."

    l'intervention de Pascal Borelly: PBor_interv_Tours_14_6_08

    9 juin 2008

    philosophie et politique

    Dans un texte, court mais argumenté, en circulation sur le net, le philosophe Aymeric Monville critique le dernier livre d'Alain Badiou, "De quoi Sarkozy est-il le nom?".

    Extrait: "Le communisme selon Badiou se réduit à une « hypothèse », l’« idée pure de l’égalité ». Et notre auteur tient « absolument [à] distinguer cet usage du mot, du sens entièrement usé aujourd’hui, de l’adjectif ‘communiste’ dans les expressions comme ‘partis communistes’, ‘monde communiste’, pour ne rien dire de ‘Etat communiste’... Et ce constat péremptoire n’est que le prélude à un long réquisitoire digne d’un inventaire à la Prévert : « Le marxisme, le mouvement ouvrier, la démocratie de masse, le léninisme, le Parti du prolétariat, l’Etat socialiste, toutes ces inventions remarquables du XXe siècle [sic], ne nous sont plus réellement utiles. Dans l’ordre de la théorie, elles doivent certes être connues et méditées. Mais dans l’ordre de la politique, elles sont devenues impraticables. »

    Le texte complet: AMonville_le_philosophe_et_les_liquidateurs

    12 juin 2008

    des contributions sur le devenir du PCF

    Marcel Zaidner (94): innover pour rendre fierté et efficacité aux communistes

    Dans sa contribution, Marcel Zaidner formule des réflexions et des propositions qu'il résume "dans la nécessité de conjuguer l’engagement individuel et le travail collectif, la recherche d’un mode de vie associant démocratie et efficacité. Cette recherche, précise-t'il, n’a évidemment de sens qu’au service d’un projet ambitieux de transformation révolutionnaire du monde et d’une stratégie politique de rassemblement."

    Extraits: "Le premier impératif est de rapprocher l’organisation du parti du monde du travail, du monde salarié tel qu’il existe aujourd’hui, des intellectuels, des femmes, de la jeunesse, des immigrés...Le parti doit renouer avec l’effort théorique exigeant irrigant toute son activité, à tous les niveaux de l’organisation ... reprendre pour cela un effort de formation de militants, d’animateurs créant les conditions d’un débat et d’une action collective...A l’inverse de la présidentialisation, de l’alignement derrière une personnalité qui après les institutions semble gagner toute la vie politique, il faut privilégier résolument les engagements et les directions collectives, ce qui n’exclut pas les responsabilités individuelles...Les expériences d’assemblées de représentants des sections, dans la dernière période ont permis de donner jour à des analyses et des propositions plus proches de l’attente des communistes. Il faut peut-être y réfléchir pour l’organisation des délégations dans les congrès, sans passer par le filtre des fédérations."

    la contribution de Marcel Zaidner: MZaidner_contrib_sur_le_parti

    Bernard LAMIRAND (60): contribution au débat sur le devenir du PCF à Tours le 14 juin 2008

    Extrait: "Alors oui, le PCF j’y tiens … J’y tiens sans en faire une querelle de sigle, j’y tiens parce qu’il faut relever le parti avant d’envisager, y compris des changements dans le nom, car cela ne m’effraie pas. Peut-être viendra, à un moment donné, le temps de la transformation de ce parti en une nouvelle force communiste, mais une telle force ne peut survenir que si le PCF retrouve sa pleine capacité à créer du communisme dans la vie de tous les jours et dans la société telle qu’elle est maintenant. Nous avons besoin de cet outil pour encore un bon moment. Je ne veux pas le voir se transformer en Arc en Ciel italien ou en Die Linke allemand. Cela suppose et j’en termine à ce que le parti se transforme démocratiquement et que les communistes se sortent d’un modèle de délégations de pouvoir. Cette hiérarchisation du pouvoir, avec une structure qui fait plus descendre que remonter les orientations a vécu ; elle est dépassée ; les générations d’aujourd’hui sont prêtes à agir mais dans des conditions autres que cette culture de haut en bas. Je suggère que les sections communistes soient la pierre angulaire de toute notre vie démocratique et y compris pour le prochain congrès et ce sont elles qui devraient élire leurs représentants au congrès. La section, c’est l’endroit idéal où les communistes créeront la plus value communiste et projetteront ce que sera l’action au niveau national, régional, départemental, municipal et à l’entreprise. La démocratie dans le parti aura alors un autre visage que ce centralisme démocratique que nous n’avons pas su quitter."

    La contribution de Bernard Lamirand: BLamirand_sur_le_devenir_du_parti

    La lire sur son blog: http://ber60.over-blog.com/article-20259310.html

    Raymond Monteil (95): réflexions sur quelques aspects de la préparation du 34ème congrès

    Après plusieurs remarques sur la préparation du Congrès, Raymond Monteil poursuit: "...Il faut surtout montrer que quelque chose d’ utile, peut être fait ici et maintenant. Sur ce point ( comme sur d’autres) nous ne partons pas de rien. Les économistes communistes font des propositions concrètes, réalisables, si les luttes sont puissantes. Encore faut-il être convaincu que la lutte reste le plus court chemin vers le progrès social et la démocratie. La victoire idéologique du grand patronat est bien réelle. La combattre exige une grande intelligence créative, la même pugnacité, ce qui suppose une organisation politique courageuse, déterminée, ouverte et combative...sacrifier le PCF pour une hypothétique O.P.N.I. (Organisation Politique Non Identifiée) ferait courir un risque beaucoup trop grand pour toutes les forces démocratiques de notre pays. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire , au contraire...Tel qu’il est, notre parti ne joue plus son rôle d’outil idéologique de mobilisation des énergies, d’abord pour résister à la déferlante réactionnaire et pour rassembler les forces du changement en vue de la conquête des pouvoirs au profit des citoyens. Car l’enjeu est là, dans la généralisation de la démocratie, dans l’implication du maximum de personnes dans la gestion des affaires qui les concernent. Et à tout seigneur tout honneur, commençons par nous même. Pas besoin de longues thèses. Quelques principes bien suivis auraient d’heureux effets..."

    La contribution de Raymond Monteil: RMonteil_reflexions

    3 juin 2008

    Une interview vidéo de Nicolas Marchand

    Sollicité par Gilles Questiaux et Pasquale Noizet, militants communistes parisiens, animateurs du blog "Reveil communiste", Nicolas Marchand a répondu à plusieurs questions sur le PCF, son action, les choix en débat pour son Congrès.

    Extraits: "Le plus important, c'est la possibilité d'unité des communistes pour le Congrès, pour construire, définir, réaliser les changements dont le PCF a besoin sans sa dissolution..."

    "La novation, ce n'est pas la novation pour la novation, c'est la novation communiste. C'est d'abord la novation des propositions pour l'action..."

    "La situation à gauche, ce qui se passe au PS, étaye le besoin d'un parti communiste novateur...pour une refondation de la gauche qui aille dans le bon sens"

    "Travaillons dans le PGE pour le transformer; ne laissons pas le PGE devenir une coquille qui nous envelopperait pour chercher à nous transformer..."

    "Congrès: la discussion doit rester possible à tous les moments, notamment dans la construction de la base commune...non à une tournure plébiscitaire du congrès, qui l'amènerait à tourner autour du ralliement à une personne, plutôt que des choix politiques de fond et la constitution d'une direction en phase avec ces choix."

    "La boussole, ce n'est pas l'intérêt de je ne sais quelle tendance, ou de telle ou telle personne. La boussole c'est ce qui peut faire sortir ce parti de la crise dans laquelle il est et le mettre dans la situation de jouer le rôle historique qu'il a à jouer..."

    Accéder à la vidéo: http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article-20032063.html

    28 mai 2008

    au Conseil National du PCF, le 23 mai

    L'intervention d'Yves Dimicoli:

    "Daniel Cirera, au terme d’un rapport intéressant, a suggéré de faire du PGE « le pôle d’une dynamique à gauche ». Il faudrait clarifier ce que l’on entend par là et, surtout, organiser l’information et le débat des communistes là-dessus. S’agirait-il, par exemple, d’envisager la constitution d’une liste PGE aux prochaines élections européennes et de faire campagne sur un programme qui serait celui du PGE ? On sait le caractère hétérogène du PGE et le fait que, pour l’heure, tout consensus en son sein tende à se faire sur des objectifs très insuffisants en regard de ce qu’exige la situation , comme en regard de ce qu’il y a dans notre propre programme..."

    lire la suite: YD_intervCN_230508

    A la question posée par Yves Dimicoli, Marie-George Buffet a répondu, dans son intervention de conclusion: "personnellement, je dis: pas une liste du PGE". Ce point de son intervention n'apparait pas dans le résumé publié dans "Communistes". Oubli?

    L'intervention de Catherine Mills: CM_intervCN_230508

    L'intervention de Catherine Mills, plus précisemment sa remarque critique sur la réunion de La Villette a suscité une réaction de Francis Wurtz à laquelle ont répondu Nicolas Marchand et Yves Dimicoli.
    Les résumés de ce débat (extrait de "CommunisteS"):
    Wurtz_Marchand_Dimicoli_CN_23_5_08

    Le compte-rendu complet du CN dans "CommunisteS" du 28 mai 2008: http://www.pcf.fr/IMG/pdf/309BL_Communistes.pdf

    26 mai 2008

    Paul BOCCARA: la crise financière, sa portée, les propositions des communistes

    L'exposé introductif de Paul Boccara à la rencontre du 15 mai 2008:

    "La crise financière qui a éclaté à partir des États-Unis, à l'été 2007, a déjà fait l'objet de nombreux commentaires, soit extrêmement alarmistes, soit, au contraire, rassurants. En réalité, alors qu'on reconnaît son ampleur et sa nouveauté, elle serait révélatrice de la maturation des transformations profondes et de la crise systémique radicale du capitalisme financiarisé et mondialisé. Au-delà de sa portée immédiate, ce sont les suites du processus et sa grande portée aux plans économique, social, politique et idéologique d'ensemble qui sont en cause.

    Des propositions radicales concernant des mesures et des luttes novatrices auraient une opportunité historique pour être présentées comme réalistes, en répondant non seulement aux besoins à court terme mais aussi à long terme des populations en France, dans l'Union européenne et dans le monde.

    Face aux défis de la nouveauté profonde de la situation et de ses risques, elles peuvent faire l'objet d'un débat durable avec les militants syndicalistes, associatifs et politiques ainsi qu'avec les élus, pour leur développement dans des actions rassembleuses et persévérantes. Et cela, en contribuant au débat si nécessaire aujourd'hui à gauche, face au social-libéralisme et au Sarkozisme, avec l'apport des analyses marxistes et des communistes devant les défis profonds non seulement de résistance mais d'avancées sociales transformatrices.

    Afin d’introduire cette discussion, je vais considérer trois parties :

    1 – la crise financière, comme révélateur

    2 – sa portée immédiate et globale à plus long terme

    3 – des propositions novatrices pour les luttes

    La suite et le texte intégral: crise_financi_re_15mai_paul_boccara

    19 mai 2008

    "nouvelle force politique" et dilution du PCF: ça continue

    Dans une note d'information, Nicolas Marchand fait le point sur des développements récents d' initiatives et propos de dirigeants du PCF visant la création d'une nouvelle force politique et la dilution du PCF. NM_nouvelle_force_mai2008

    Cette note complète une "note d'information sur les prises de position et initiatives concernant une nouvelle force politique à gauche" de novembre 2007: nouvelle_force_politique_note_d_info

    14 mai 2008

    Débat pour l'action sur la crise financière: rendez vous jeudi

    La crise financière, sa portée,

    et les propositions des communistes

    JEUDI 15 MAI DE 14H à 18H, au siège national du PCF, 2 place du Colonel fabien, 75019 Paris

    La rencontre à laquelle participera Marie-George Buffet, sera introduite par Paul Boccara et animée par de multiples intervenants. 

    • Quels sont les mécanismes de la crise financre? A-t-elle atteint son paroxisme ou vivons les prémices d'une crise beaucoup plus grave?

    • Quel impact sur la croissance et l’emploi, sur l’Europe, sur les pays émergents? 

    • Quels liens entre cette crise et les révoltes de la fim?

    • Quel le des banques et comment les responsabiliser? Suffit--il de réguler et de contler leurs excès?

    • le du crédit et de la monnaie? Les citoyens, leurs élus, les salariés peuvent-ils avoir une prise sur des choix monopolisés aujourd'hui par une élite financière? ...

    Un débat pour mieux comprendre la crise, pour avancer des solutions concrètes et à l'appui des luttes avec les citoyens et leur élus, changer l'utilisation des fonds publics, réorienter le crédit et les relations entre banques et entreprises dans un but d'efficacité sociale.

    28 avril 2008

    au Conseil National du 25 avril 2008

    L'intervention d'Yves Dimicoli (extraits):

    "...Saisissons-nous de la situation pour organiser l’action en ne perdant pas de vue la crise systémique, au-delà de la crise financière, le besoin d’issue globale, du local au mondial en passant par les niveaux nationaux et européen, et donc la nécessité d’une cohérence de transformation révolutionnaire entre objectifs sociaux, moyens financiers et pouvoirs...c’est ce niveau d’ambition et de cohérence révolutionnaires qu’il faut tenir face à un double défi :

    • L’ accélération des réformes réactionnaires cohérentes de Sarkozy qu’il affirme « sans alternative possible » ;

    • Les « 21 principes du PS » enterrant toute référence à la lutte des classes et à la révolution, désormais assimilée à la violence, pour ne plus proposer, de façon contre-révolutionnaire en réalité, que de « réguler » le capitalisme, le « moraliser », le corriger à la marge, sans surtout toucher à sa logique, ses critères de gestion et son système de pouvoirs.

    Face à ce double défi, il nous faut nous transformer nous-mêmes sans nous diluer dans une formation hétéroclite. Le travail nécessaire sur le projet ne saurait se conduire sans un effort effectif et tenace de novation du PCF et sans chercher à développer des luttes nouvelles avec des propositions radicales et opérationnelles articulant objectifs sociaux transformateurs, pouvoirs nouveaux des travailleurs et moyens financiers. L’appel pour une dilution-dissolution du PCF dans une autre formation que Jean-Claude Gayssot a rendu public dans « Le Monde » du 19 avril dernier mènerait les communistes et tous les progressistes de gauche dans une impasse noire."  Le texte complet: YD_interv_CN_250408

    L'intervention de Nicolas Marchand (extraits):

    "...Une campagne très active pour la dilution du Parti dans une « nouvelle force » a été relancée...Mais du côté du groupe dirigeant, on dit qu'il faut parler moins de la question de l'existence ou pas du parti...On aurait trop parlé du Parti? Je rappelle que le débat n'est pas parti des camarades attachés à la novation du PCF et opposés à sa dilution. Le projet de création d'une « nouvelle force », avec une révision « réaliste » du projet, a été relancé l'an dernier par le livre de P.Cohen-Seat publié à l'occasion de la fête de l'Huma, et par des déclarations de quelques uns des principaux dirigeants du Parti...Pourquoi maintenant chercher à enterrer ce débat après l'avoir lancé? Pourquoi après avoir encouragé à douter de tout et surtout du parti, après avoir dramatisé le débat de l'assemblée extraordinaire pour maintenir les hypothèses ouvertes, faire comme si la question était réglée alors qu'elle ne l'est pas?

    Il y a besoin d'une décision claire au Congrès. C'est la décision la plus importante qu'il ait à prendre. Et donc il faut organiser le débat, et non pas le contourner par le biais de l'élaboration d'un projet « de gauche » pouvant parfaitement devenir le projet fondateur de la fameuse « nouvelle force politique », avec, comme étape préalable, une liste de type « arc-en-ciel » aux élections européennes..."                                     Le texte complet : NM_interv_cn_25_4_08

    L'intervention de Jean-Marc Durand (extraits)

    "La situation, et cela sans forcer le trait, est aujourd’hui particulièrement grave. Les signes de récession sont visibles, le capitalisme est de plus en plus arrogant, les difficultés quotidiennes touchent un nombre croissant de nos compatriotes dont certains souffrent de la faim.

    Et j’ai une drôle d’impression, le sentiment que face à cette dégradation historique, nous sommes parfois tétanisés, comme paralysés par les enjeux alors qu’au contraire, il y a un besoin fort et urgent que le parti communiste se fasse entendre, qu’il occupe la place politique qui lui revient. Face à l’entreprise de régression généralisée pilotée pare Sarkozy et Fillon et réaffirmée hier soir par le Président en personne, le PCF doit plus que jamais être à l’initiative de mobilisations et d’actions rassembleuses.

    Car le parti communiste est toujours un parti qui compte pour les gens, un parti dont notre peuple attend qu’il s’exprime, qu’il propose, qu’il agisse, qu’il donne le La de la rébellion. Cela, les électeurs l’ont rappelé en mars dernier. De ce point de vue, le petit jeu qui consiste à tordre nos résultats pour en inverser le sens et la signification frise l’insupportable.

    Je disais au début de mon propos que la situation était grave. Je vais tenter de la caractériser par un exemple, celui de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques)..."  le texte complet: JMD_intervCN_250408

    11 avril 2008

    Italie, Allemagne: des infos utiles pour nos débats sur l'avenir du PCF

    Les résultats du PCF aux élections municipales et cantonales sont encourageants et stimulants pour les communistes; ils ont fait perdre beaucoup de leur pertinence aux hypothèses de dilution du PCF dans une autre organisation.

    Néanmoins ces hypothèses ne sont nullement abandonnées. Dans ce cadre, il est souvent fait référence à  quelques autres partis européens.

    Concernant l'Italie et Refondation Communiste, la situation, en pleine évolution, est à suivre de près: à partir d'une coalition électorale est entamé un processus de fusion pour la création d'un parti dit "arc-en-ciel" qui réunirait des communistes, des socialistes et des verts; "le communisme" n'y restera que "comme une tendance culturelle" a déclaré Bertinotti (après avoir longtemps contesté se situer dans une perspective de dilution). Pas sur cependant que le dernier mot soit dit et que les communistes acceptent ce qui serait, selon des communistes italiens, "un 2ème Congrès de dissolution du PCI"... (voir l'Humanité du 11 avril)

    Le cas allemand du Linke Parteï, pourtant très spécifique à la situation allemande, est fréquemment cité en exemple, comme référence en faveur de la création d'une nouvelle force à gauche.(voir pour la période récente les propos d'Olivier Dartigolles et de Jean-Luc Mélenchon rapportés par "Le Monde" du 28 février: Lemonde_28_2_08_Linke).

    Voici un élément versé au dossier du débat: une interview donnée par un des dirigeants du Linke issu du PDS, Gregor Gysi: intervGysi_19_3_08 Il se prononce en faveur d'une "gauche moderne" et repond "NON" à la question "Vous déterminez-vous encore comme communiste aujourd'hui?"

    (rappel: le dossier consacré dans l'huma le 15 juin 2007 à la création de Die Linke...extraits: huma_cr_ation_de_Die_Linke_15_6_07 )

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