Pour tous les partis, la campagne présidentielle est engagée ; aucun attentisme n'est donc de mise pour les communistes ; soyons en campagne, dans l'action, avec nos propositions (programme, candidature) ; réussissons une rentrée forte avec la Fête de l'Huma.

Nous voulons battre la droite durablement, mettre en cause la bipolarisation, faire des grands axes d'une politique transformatrice la base d'une union populaire solide. Cela nous donne comme priorité la lutte, et à partir d'elle le rassemblement pour ouvrir une perspective.

Alors qu'il y a une sérieuse contre-offensive libérale, dormir sur les lauriers du 29 mai et de la victoire contre le CPE mènerait à l'échec.

Il est crucial d'organiser la résistance à la politique du pouvoir et du Medef, en la nourrissant de la mise en cause sur le fond des principes qui sont au coeur du consensus droite-PS, et en avançant les nouveaux principes d'une politique de progrès sociaux effectifs.

Cela peut s'appuyer sur le solide programme résultant du travail de dizaines de milliers de communistes, adopté par le 33e Congrès.

Nos initiatives d'action sont essentielles pour construire une union populaire transformatrice, apte à prolonger et renforcer dans les urnes en 2007 les rassemblements qui ont mis en échec le TCE et le CPE, en résistant à la récupération sociale-libérale et à l'impasse de l'extrême gauche. Impulsons nos initiatives nationales : Assises pour élaborer une proposition de loi pour une sécurité d'emploi et de formation, pétition des députés communistes contre l'absorption de GDF par Suez, actions pour la régularisation des sans-papiers...

Et la candidature ? Un processus a été décidé par le Congrès ; la décision sera prise fin octobre ; notre parti appuie la proposition d'une candidature communiste comme la plus efficace pour le rassemblement ; Marie-George Buffet s'est déclarée disponible. Cette proposition est à soutenir avec d'autant plus de conviction qu'on ne lui voit pas d'alternative solide sur le fond : elle seule porte le débat sur les moyens financiers et les pouvoirs. Au demeurant, le Parti communiste est bien un atout, pas un handicap, pour un mouvement antilibéral transformateur.